Le principe du droit à la prise

Le droit à la prise permet à tout copropriétaire ou locataire disposant d'une place de stationnement dans l'immeuble de faire installer, à ses frais, une borne de recharge pour véhicule électrique ou hybride rechargeable, sans que la copropriété puisse s'y opposer, sauf motif sérieux et légitime encadré par la loi (impossibilité technique avérée, atteinte à la structure du bâtiment). Le syndic dispose d'un délai réglementaire pour répondre à la notification du copropriétaire, faute de quoi son silence vaut accord tacite dans certaines conditions.

Cette procédure vise à lever un frein fréquent à l'électrification du parc automobile en copropriété, dans une logique proche de celle qui structure l'installation de bornes de recharge en entreprise sous la loi LOM, avec cette différence notable que l'initiative revient ici à un occupant individuel et non à la copropriété dans son ensemble.

Deux montages techniques possibles, deux logiques différentes

Le droit à la prise peut se traduire par deux montages distincts. Le premier consiste en une installation individuelle, raccordée directement au compteur du copropriétaire demandeur : la charge de la recharge reste alors totalement individualisée, sans impact sur les parties communes autre que le passage des câbles. Le second, de plus en plus fréquent, repose sur une infrastructure collective mutualisée pour l'ensemble du parking, dimensionnée pour accueillir plusieurs bornes au fil des demandes successives des résidents.

Le choix entre ces deux options relève d'une décision technique confiée à un installateur spécialisé mandaté par le syndic, mais il a des conséquences directes sur le contrat d'électricité des parties communes lorsque l'option mutualisée est retenue.

L'impact sur le contrat des parties communes, pas sur les travaux eux-mêmes

C'est précisément sur ce point que le rôle d'un courtier en énergie se limite strictement à l'aspect contractuel : il n'intervient jamais sur le choix ou la pose de l'infrastructure de recharge, qui reste une décision technique du syndic et de son prestataire. En revanche, dès lors qu'une infrastructure mutualisée s'appuie sur le compteur des parties communes, la puissance souscrite du contrat existant peut devenir insuffisante pour absorber la recharge de plusieurs véhicules sans risque de dépassement. Vérifier et, le cas échéant, renégocier le contrat d'électricité des parties communes devient alors une étape aussi importante que le choix de l'infrastructure elle-même.

Le financement, un sujet distinct du droit à la prise

Le coût d'installation d'une borne, individuelle ou mutualisée, peut être en partie couvert par la prime Advenir, un dispositif de financement dont les conditions d'éligibilité varient selon que l'installation dessert un seul occupant ou l'ensemble de la copropriété. Ce financement reste distinct du droit à la prise lui-même, qui est une procédure juridique et non un mécanisme d'aide financière.

Sécuriser le volet tarifaire avant que les demandes se multiplient

Sécuriser le volet tarifaire avant que les demandes se multiplient

Le droit à la prise copropriété va continuer à générer des demandes individuelles au fil de l'électrification du parc automobile des résidents. Anticiper l'impact de ces demandes sur le contrat des parties communes évite de découvrir un dépassement de puissance après coup. Votre copropriété reçoit ou anticipe des demandes de bornes de recharge ? Envoyez-nous la facture des parties communes : nous vérifions gratuitement si la puissance souscrite actuelle pourra absorber ces nouveaux usages.

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